Les braises couvent dans la ce par Célédoni Villar Garcia


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A la borne du tour du monde
De la grand-roue, attachez-moi !
Que le ciel soit ce que Raymonde
Pour Raymond fut : Ammon, chez-moi !

Les toits sont blancs ; Couve le givre.
Les loups ont faim ; La horde hors
Du bleu de ville au vertige ivre,
Vers les cimes du froid dehors,

Emporte des morceaux d'un rêve
Tendres comme de jeunes daims.
Exsude partout, after-shave !
Sur les trottoirs, cours et jardins !

Ces mans ; Ciment ; Béton ; Bitume ;
Bête à bon Dieu, blette, je vois
D'élégants manchots en costume
Fendre de grands pantins de bois.

Un Opinel coupe les tommes ;
La croûte frottant le papier
De verre, aiguise des troncs d'hommes
Sur des arêtes de gravier.

L'ossature du vieux manège
Prolonge le bout du ponton
De mes flâneries ; Pourquoi n'ai-je
Pas su attraper le pompon ?

Ma Terre Sainte... Sainte-Hélène !
Ton île était mon jacuzzi.
Dans une mer d'acétylène
Une étincelle aura suffi

A me consumer. Mon Eve entre
Pomme d'Adam, Saule pleureur,
Péniblement frappe à mon ventre
Au poing manchot de l'empereur.

Des casseroles aussi sales
Que les recoins de l'avenir
A ces profondeurs abyssales
Où mijote le souvenir

Je vomis, mon frère alcoolique,
Dans la bile du gigolo
Le vieux dealer mélancolique
Des chiens crevés au fil de l'eau.

Juin 2008.
Célédonio Villar Garcia.

Célédoni Villar Garcia

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