Tu sais petite par Jacques Gourvennec


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Ça vient… tu sais petite… On ne sait jamais d’où
À peine viens-tu à naître…Et déjà tu te couches
Dans le matin dressé
Quand le rêve se mouche
Comme au ventre d’hiver… dans la trace des loups


Quand l’automne se froisse au plus clair des saisons
Quand se fanent les fleurs dans le froids de tes yeux
Quand le rose voit rouge un amour diapason
Qu’aux lèvres s’abandonnent où s’invente le bleu.


Ça vient… tu sais petite…On ne sait jamais d’où
À peine viens-tu à naître… Et déjà des vautours
Planent, tournent et s’élancent
Au premier carrefour
Sous le fard des anges…A la mort à l’amour


A t’offrir des lunes… Dans leur ciel des mouettes
Dans leurs îles lointaines… Enivrés de serr’ments
D’inédits de Van Gogh
Au soleil qui s’émiette
Où la fleur est du mal… Le silence fait d’argent


Dans un gris cathédral… Fait de dômes et de voûtes
Dans un lit jamais fait… En vitrine en tes rêves
Où les dés sont jetés
A chaque heure de ta route
Comme un dieu de hasard… A son ciel qui crève

Puis un jour petite… On part on ne sait où
C’est à peine qu’on t’aime…Et déjà tu te couches
Dans le matin dressé
Quand la mort se mouche
Dans son ventre d'hiver… Au parking des cailloux

Jacques Gourvennec


Jacques Gourvennec

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Thème La mort