Je meurs par Jacques Gourvennec


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Quand monte la marée…
Au dernier rayon vague
Où vient la vague battre
Aux tempes d’une grève

Comme un jour finissant…
Haletant à la nuit
Son air d’infiniment …
Mélodique à l’ennui

Je meurs des remords
Du chagrin qui se traîne
Comme un rêve s’en va
Comme s’uses mes peines

Je meurs à mes décors
Quand l’aube se fait blanche
Quand s’émousse le ciel
Au soleil du dimanche

Je meurs
Aux souvenirs…
Au temps du temps passé
Du temps qui fait sa ronde
Aux portes d’un été

Et des matins salés
Des néons et des lunes
Le rêve éclaboussé
Aux odeurs de bitumes

Je meurs…
De voile en voile
D'une enfance à nos portes
Des balais incessants
Quand le diable l’emporte

Je meurs des vindictes
Au nom d’une autre cour
Des chaises électriques
'Aux portes de secours'

Je meurs au sang d’amour
Aux fièvres monotones
Des silences contre jour
Aux chancres de l’automne

Au soufre au vent de tout
Quand s'essouffle mon chant
Aux marbres et des veines
Au soleil des vivants

Je meurs à chaque pôle
Là où coule la Seine
Aux gueules d’indigents
Des faveurs et des reines

Je meurs de l’étrange
Au jardin des chimères
Des couleurs qui dérangent
Et des mines Etrangères

Je meurs à l’article
Du code de la haine
Et des hymnes à l’amour
Pour nous faire croire qu'on aime



Jacques Gourvennec

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