Le matin par Véronique Letertre


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Le matin

Tu dors peut-être, un lit trop grand pour toi,
Mais vraiment trop petit pour deux, tu crois,
Tu dors et je t’imagine, un indicible sourire
Qui te sers de pyjama, il fait chaud et même pire,
Le drap qui devrait en toute pudeur te cacher,
Ne cache que le bout de tes pieds, le cachet,
Sans doute, mériterait un poète, armé d’un pinceau,
Qui ouvre tes volets, dehors, vois, il fait très beau.

J’aime la vie, j’aime quand tu t’éveilles, câlin,
La nuit s’est montrée courte, c’est déjà le matin,
Je suis sûre qu’en un instant, dans ta mémoire,
Tu repenses à tout ce qu’on a fait, hier soir,
Moi, je suis là, qui t’apporte un café bien noir,
Souriante de la vie que tu oses me faire voir,
Je me veux câline, mutine, et même coquine,
Dehors, le clocher sonne pour les mâtines.

Tu voudrais, je pense, que je conte la suite,
Mais je serais indiscrète de telles fuites,
Ce n’est pas une histoire, seulement la vie
Et ce que l’on connaît, nous, ensemble, ici,
N’est pas terminé, tout n’est pas en mémoire
Il est beaucoup trop tôt pour être histoire.
D’ailleurs, en ce moment, ne sais plus écrire,
Ce que tu me fais, ne saurais encore le dire.

dimanche 19 juillet 1998

Véronique Letertre

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