Libération par Emmanuelle Patron


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LIBERATION

Quelle chaleur en cette fin d’après-midi d’août 44,
Tellement habituée aux manœuvres allemandes depuis déjà plus de quatre ans,
De même qu’aux cliquetis des bottes de l’infamie,
Je ne prête pas plus que ça attention à ces quelques bruits saugrenus.
Continuant à taquiner le sanglier,
Je laisse le temps doucement s’égrainer,
Puis soudain un brouhaha non conventionnel …
Mais serait-ce des rires ou des cris que j’entends ?
Risquant une percée à l’orée du bois,
Le bruit sourd devint audible ….
C’est le drapeau tricolore que l’on brandit !!!
Alors je ne peux retenir mes larmes,
Fondant en pleurs comme une enfant,
Frissonnante d’un bonheur indescriptible,
Je ne peux que bredouiller « Vive la France !! ».


Emmanuelle Patron

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