Frédéric Chopin par Eowenn


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Sous les doigts aériens, les accords prennent vie;
Une vague de sons, comme un raz-de-marée,
Envahit chaque faille en mon âme blessée,
Et ses échos s'enfuient vers les cieux infinis;

Passion débridée, pure sauvagerie,
Comme des mots jetés sans même y réfléchir
Se complètent pourtant en un fougueux délire,
Les notes dénudées dansent en harmonie...

Exubérante et crue, la vérité du coeur,
Violence immaculée du torrent des hauteurs,
Conquiert, l'épée au poing, l'être désabusé;
L'Homme et la Symphonie célèbrent la Beauté.

Sur son jeune visage où la lueur des ans
Donne au regard si pâle un éclat de sagesse,
Juste au coin de la lèvre, une ombre de détresse
Est l'unique témoin du poids des sentiments.

Le front haut, porté fier, montre l'intelligence
De cet être profond, torturé de passions;
La ride auprès de l'oeil est une déception,
Et le menton boudeur, un reste de l'enfance.

Ses mains d'aristocrate, aux doigts nerveux et fins,
Traduisirent en sons les frissons de son coeur;
Et ses vibrants accords à l'étrange douceur
Dansent dans l'air du Temps comme un chant cristallin...


Eowenn

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