Peine Clandestine par Bouzeboudja Noufel


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Peine Clandestine

Désert de mots,
Pistes interdites à l'amour.
Suis-je l'inconnu dans ces terres,
Ou, c'est elles qui me sont inconnues ?
À tire-d’aile vers nulle part,
Que de rudes sentiers ai-je chaviré.
À tire-d’aile vers nulle part,
Il se fait tard dans mon rêve.
J’ai voulu être seul,
Sur les bords de mon rêve.
Mais pourquoi me crains-tu ?
Me dit la solitude.
Dans le silence de l'âme,
La pensée et le corps vivent
Solitude et éveil de l'esprit,
Lorsqu’une pensée surprend l'être somnolant,
L’être commence à voir,
À entendre la vie et l'infini.
Éphémère évasion de soi
Qu’importe si l'on s'appelle :
Prophète ou Zarathoustra,
Antoine ou Don Juan.
Conscience de l'existence,
Une flamme dans les tréfonds de l'âme,
Une main vers le conscient constant,
Un regard vers le sentiment du thymos,
Dans la fureur de la nuit sourde.
J’ai pris mes restes vers l'exile,
L’exile de la pensée,
Exile inventé, absent et douloureux,
Cherchant des motifs aux étoiles refusées;
Volant au profond de l'illusion.
Que de fois j'ai cru tenir, conquérir.
Esclave envoûté, enivré, enchaîné.
Cieux voilés-nus,
Houris endiablées.
Au fond de mon espoir détourné
Je gis sous la peine clandestine,
Et le ciel clochardisé,
Des graines de colère pleuvent.
Ivresse des premières folies,
Ivresse des dernières folies.
Ma pensée s'enferme
Dans les ghettos de la honte,
Et du remords.
Je me sens comme brûlé, craché
Entre l’homme et le super homme
J’ai entendu la vois enchanteresse
Chantant : Liberté.
Entre l’homme et la vérité
J’entends les chants de la piété.
Seul, je forge la conscience
Créée ou acquise,
Chassant le doute destructeur.
L’inévitable confirmé
Nous révèle ses lois
Et même nos limites.
Rébellion fétide,
Sot entêtement,
Bêtise sondée,
Par le flux des sollicitations
Des incompréhensions,
Mon âme est portée.



Bouzeboudja Noufel

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