Mon voisin par BOUTERFAS


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Il s'efforçait, autant qu'il était faible, d'être aimable avec le monde. Tout autour de lui, il tentait de faire publicité à la politesse, pour laquelle il se pliait lui-même avec facilitté et une authentique sincérité.
Léon s'habillait de façon sobre, quoi qu'il eut parfois des vêtements détonnants..., il fesait les poubelles.
Récemment, il était allé six mois en prison aux Baumettes, et non pas en vacances chez sa famille, comme il voulait le faire croire à tous. Une nuit d'été, Léon s'était couché sur l'herbe sèche d'un parc à AIX EN PROVENCE. Il fumait, et a mis le feu. L'h

erbe et le bosquet proches se sont enflammés. Les pompiers ont été appelés..., ils sont venus. On à pris les coordonnées de Léon. quelques mois plus tard il était jugé et condanné à de la prison ferme. A son retour des Baumettes, Léon était assagi. Il ju

rait qu'il ne boirait plus.Il ne bût pratiquement que de l'eau, les quinze jours qui suivirent sa sortie. Il reçut le R.M.I.
entra au bars, en sortit tard.
Léon vivait rue fontaine des vents, depuis deux ans maintenant.Il s'était familiarisé avec tous les amis de la bouteille de cette partie-ci du quartier, qu'il avait fatalement croisés dans les bars. Quelques opiomanes et autres marginaux faisaient aussi

partie de ce petit monde qui l'entourait, et où il était surnommé "LE BRETON"

Il travailla chez un imprimeur, il y fit de la manutention et de la maçonnerie, entendit parler de lettres, de phrases, de livres, d'histoires, d'écrivains. Avec son seau, sa pelle ou le balai, il était amené regulièrement à traverser la salle des machin

es. Elles faisaient inlassablement le bruit, répétitif, de leur travail. Impressionné Léon était revenu de cette expérience avec des termes comme: -Je réfléchi.
La nuit je ne dors pas,j'écris.
Je fais un livre.

Le soir on pouvait le voir chercher sa serrure.Il penchait sa tête, elle cognait chaque fois la forte porte en bois.LE 22 décembre en la froide mâtiné d'hiver 2002 des bosses apparurent sur son front, puis une profonde coupure laissa échapper du sang qui

coula sur son visage.Epuisé, il appuya enfin sa joue contre la vieille porte. Fatigé, il respira lentement la bouche ouverte. Il s'endormit. Sur la pendante lèvre inférieure un fin ruisseau de salive rouge s'écoulait suspendu, avant de tomber sur le col

ensanglanté de son anorak.



Une invitée ! …… ( JULIE )

Hollé ! Hollé !……


Bonjour ! Tu ça vas bien fort ?!
Pas mal ton chapeau !

Tu vas rire, je suis une poète!…….
Regarde je caillasse mon blog

Frappe fort ici
http://bilkilbil.skyblog.com/


Mais ! si tu en parle on t’appellera : «….mythomane  ! »


BOUTERFAS

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